Affaire Balkany : un homme d’affaires saoudien mis en examen pour corruption

Mercredi 5 novembre 2014

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Affaire Balkany : un homme d’affaires saoudien mis en examen pour corruption

Publié le 04.11.2014, 18h03 | Mise à jour : 18h09

Un homme d’affaires saoudien, Mohamed bin Issa al-Jaber, a été mis en examen dans l’enquête qui vaut des poursuites au député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Patrick Balkany, a indiqué mardi une source judiciaire qui confirmait une information de M6.

M. al-Jaber a été mis en examen le 31 octobre pour corruption active.

Un chef de poursuites qui est le pendant de la mise en examen pour corruption passive de Patrick Balkany le 21 octobre. L’élu est également mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale.

Interrogé à sa sortie du bureau des juges financiers Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon, sur ces faits présumés de corruption, Patrick Balkany avait répondu par l’ironie : « Corrompu oui, parce qu’on m’avait prêté un avion… c’est une grosse corruption, hein ? »

Ouverte initialement sur des faits de fraude fiscale, l’enquête avait été élargie en juillet à des faits présumés de corruption à la suite d’un signalement de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances et les juges ont lancé une commission rogatoire internationale à Singapour.

Selon une source proche du dossier, les enquêteurs s’interrogent notamment sur des fonds reçus sur un compte à Singapour et sur les conditions d’acquisition d’une villa à Marrakech. Les enquêteurs sont convaincus que le couple Balkany est le propriétaire réel de cette villa.

Le 21 octobre, Patrick Balkany avait par ailleurs expliqué être à l’origine de la condamnation de M. al-Jaber à 20 millions d’euros à l’issue d’un litige avec la ville de Levallois-Perret.

Mohamed bin Issa al-Jaber était l’investisseur initial dans le projet de deux grandes tours à Levallois-Perret, un projet estimé au total à un milliard d’euros, qui avait finalement échoué.

En juin 2008, l’homme d’affaires avait acheté les droits à construire (240 millions d’euros) de ces futurs immeubles, hauts de 164 mètres, qui devaient être livrés en 2012.

Mais la municipalité avait saisi la justice pour annuler l’opération, l’homme d’affaires saoudien ayant plusieurs paiements de retard et en novembre 2010, le tribunal de grande instance de Nanterre avait cassé la vente.

En 2011, le tribunal de commerce de Paris avait condamné l’homme d’affaires à des dommages et intérêts d’un montant de 20 millions d’euros.

LeParisien.fr avec AFP.

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